La plupart des entreprises nous appellent sans avoir fait le moindre tri au préalable. C’est tout à fait normal — on s’en occupe. Mais celles qui prennent 20 minutes pour séparer leurs métaux avant notre passage repartent systématiquement avec un meilleur paiement. Sur des volumes importants, la différence peut être significative.
On vous explique concrètement ce que ça change, et ce que ça demande comme effort de votre côté.
Un aimant suffit pour commencer
Pas besoin d’être métallurgiste pour faire un premier tri efficace. Un simple aimant de chantier suffit pour distinguer les deux grandes familles de métaux.
Les métaux ferreux — fer, acier, fonte — sont attirés par l’aimant. Ce sont les plus courants sur un chantier ou dans un atelier, et aussi les moins bien valorisés au kilo.
Les métaux non ferreux — cuivre, aluminium, laiton, zinc, inox — ne réagissent pas à l’aimant. Ce sont eux qui ont la valeur la plus intéressante, parfois 5 à 10 fois supérieure à celle de l’acier ordinaire.
Ce simple geste — passer l’aimant sur votre tas — vous permet déjà de faire deux piles distinctes. C’est la base, et c’est suffisant pour commencer.
Ce que vous perdez en ne triant pas
Quand un lot de métaux est mélangé, on ne peut pas valoriser chaque métal à son prix réel. L’ensemble est traité comme un alliage de qualité inférieure — ou nécessite un tri supplémentaire de notre côté qui a un coût.
Concrètement : un câble en cuivre pur vaut plusieurs euros au kilo. Le même câble mélangé dans une benne avec de la ferraille acier sera valorisé comme un lot mixte — ce qui représente une perte sèche pour vous.
Sur 500 kilos de cuivre, la différence entre un lot trié et un lot mélangé peut représenter plusieurs centaines d’euros. Pour les entreprises de Valenciennes, Lens ou Douai qui génèrent du câblage industriel en continu, ce calcul mérite vraiment d’être fait.
Les métaux non ferreux à connaître
Le cuivre est le métal le plus valorisé que vous puissiez nous apporter. On le trouve dans les câbles électriques, les tuyauteries, les bobines de moteurs, les transformateurs. Dégainé — sans la gaine plastique — il vaut nettement plus. Si vous avez des câbles en quantité, prenez le temps de les préparer.
L’aluminium est partout : châssis de fenêtres, pièces de carrosserie, profilés d’atelier, emballages industriels. C’est un métal léger, donc les volumes peuvent paraître importants sans que le poids le soit. Séparez-le bien de l’acier — ils ne se ressemblent pas, mais ils finissent souvent dans la même benne.
Le laiton est un alliage cuivre-zinc de couleur dorée. Robinets, raccords de plomberie, douilles, pièces d’usinage — si votre activité génère ce type de pièces, mettez-les de côté. La valorisation est très correcte.
L’inox mérite une attention particulière. Il ne rouille pas, il est plus lourd que l’aluminium, et il n’est pas attiré par l’aimant — ce qui le distingue de l’acier ordinaire. Dans les ateliers agroalimentaires, les cuisines industrielles ou les laboratoires de Lille, Arras ou Béthune, il est souvent présent en quantité. Mal trié, il perd une bonne partie de sa valeur.
Le zinc et le plomb sont moins courants mais bien valorisés. Gouttières, toitures, contrepoids, anciennes gaines de câbles — si vous démolissez ou réhabilitez un bâtiment ancien, vous en trouverez souvent.
Les erreurs qui font baisser le prix
Laisser les gaines plastiques sur les câbles. La gaine ne vaut rien et représente parfois 30 à 40% du poids total d’un câble. Pour les gros volumes de câblage — courants sur les chantiers industriels de Dunkerque ou Calais — ça vaut la peine de dégaîner.
Mélanger l’inox avec l’acier ordinaire. Visuellement, ça peut se ressembler. Mais l’inox a une valeur 3 à 4 fois supérieure à l’acier standard. Utilisez l’aimant : l’inox ne réagit généralement pas ou très peu, contrairement à l’acier.
Stocker les métaux à l’extérieur sans protection. L’eau de pluie alourdit les lots sans en augmenter la valeur. La rouille excessive peut aussi réduire la qualité du lot. Un stockage sous abri ou sur palette est préférable — surtout dans le Nord où les hivers sont humides.
Mélanger des matériaux non métalliques dans le lot. Joints en caoutchouc, pièces en plastique, bois — tout ce qui n’est pas métal est du poids mort dans votre benne. Retirez-le avant notre passage.
Ce que ça prend concrètement
Le tri n’a pas besoin d’être parfait pour être rentable. Même une séparation basique — ferreux d’un côté, cuivre et non ferreux de l’autre — améliore déjà significativement le résultat.
Pour un atelier qui génère de la ferraille régulièrement à Roubaix, Tourcoing ou Hazebrouck, l’idéal est de mettre en place des zones de collecte séparées dès le départ : une benne pour l’acier, un bac pour le cuivre et les non ferreux. Le tri se fait naturellement au moment de jeter, sans effort supplémentaire après coup.
Pour un chantier de démolition ou une opération ponctuelle — comme on en voit régulièrement dans les zones en reconversion de Lens ou Béthune — quelques heures de tri avant notre passage peuvent représenter une différence substantielle sur le paiement final.
On reste disponibles pour vous guider
Si vous n’êtes pas sûr d’identifier un métal, envoyez-nous une photo via WhatsApp. On vous dit immédiatement ce que c’est, comment le préparer, et ce que ça vaut. C’est gratuit et ça vous évite des erreurs qui coûtent de l’argent.
L’enlèvement reste gratuit, le paiement est direct, et plus votre lot est bien préparé, mieux vous êtes payé. On intervient dans tout le Nord de la France — Lille, Dunkerque, Calais, Valenciennes, Lens, Douai, Béthune, Arras, Roubaix, Tourcoing, Boulogne-sur-Mer, Hazebrouck — contactez-nous sur enlevementferraille.fr pour organiser un enlèvement.

